Martin Margiela est un maître, et se faire désirer est la moindre des choses.
Sur un air très rock, le lieu s'éclaire et la première fille se lance avec frénésie sur le podium vêtue d'une simple combinaison de jersey et d'un de filet de pêche noué à la taille... Les justeaucorps, puisqu'il faut bien les nommer, se parent de formes et de couleurs mêlant divers imprimés, puis soudain, sans crier gare, arrive le plat de résistance : un col. Surdimensionné. Tout comme les pochettes d'ailleurs.
Chaussées de cuissardes parfois python parfois cuir zippé, les modèles se suivent, le col des manteaux, vestes, robes, pulls, perdant toute notion de l'espace... On est émerveillé par ce jeu des formes qui donnent à une simple écharpe un air de paravent ambulant, le tout restant on ne peut plus sérieux. On se questionne. Comment tiennent ces savants édifices ? Carton, baleines, métal... On ne sait, mais on aime.
Le jeu des transparences entamé pour l'été 2008 se poursuit sur les pantalons, et le show se termine sur un duo de maîtresses femmes, tout de cuirs sanglées, l'une portant avec maestria une robe impeccable, l'autre une combinaison lui donnant des airs d'héroïne des temps modernes. Martin Margiela, il va sans dire, signe ici encore, un sans faute que l'on n'a de cesse de retrouver en boutique !
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A suivre : Lutz






























